La productivité, c’est l’affaire du responsable de fabrication.
Son rôle : garantir que chaque étape de la production se déroule dans les meilleures conditions pour assurer une répétabilité parfaite du cycle et une qualité optimale des pièces moulées.
Ses missions clés :
- Préparation de la production
- Vérifier la qualité et l’approvisionnement de la matière.
- Contrôler la conformité du moule (capacités, état des empreintes).
- Superviser le montage du moule sur la presse et la configuration de la machine.
- S’assurer du bon fonctionnement des équipements associés (régulation, outils, etc.).
- Valider la fiche de réglage et son installation sur la presse.
- Lancement et suivi
- Garantir un démarrage de fabrication sans accroc.
- Surveiller la qualité des pièces éjectées (rôle partagé avec l’opérateur).
- Maintenir les capacités des éléments utilisés (moule, presse, outils).
- Résultat attendu
- Une cadence horaire de production (nombre de pièces produites par heure), calculée à partir :
- Du nombre d’injections.
- De la durée totale de production.
- Une cadence horaire de production (nombre de pièces produites par heure), calculée à partir :
Comment évaluer la performance ?
La cadence réelle est comparée à la cadence théorique (définie lors de la mise au point de l’outillage).
→ Cela donne le TRS (Taux de Rendement Synthétique), exprimé en % de la cadence de référence.
Plus ce % est bas, moins la productivité est bonne.
Ce qui influence le TRS (et donc la productivité) :
- La configuration du montage et du démarrage du moule.
- L’intégrité des empreintes (usure, encrassement, etc.).
- Le volume de pièces écartées pour non-qualité.
- L’instabilité du cycle (arrêts de presse, variations de temps, etc.).
Cette instabilité vient souvent :
- D’une mise en production non conforme du moule.
- D’un mauvais maintien des éléments pendant le cycle (régulation, pression, etc.).
→ C’est ici que l’opérateur joue un rôle clé : sa vigilance impacte directement le résultat final.
En résumé :
Instabilité du cycle = Instabilité de la productivité.
L’opérateur et le responsable de fabrication doivent travailler main dans la main pour limiter les arrêts et optimiser la qualité.
Checklist pour améliorer le TRS (Taux de Rendement Synthétique)
1. Préparation et configuration
- Matière première
- Vérifier la qualité et la traçabilité de la matière.
- Contrôler l’humidité et l’étuvage si nécessaire.
- S’assurer que le stockage est conforme (pas d’exposition à l’humidité ou à la chaleur).
- Moule
- Inspecter l’état des empreintes (usure, encrassement, grippage).
- Vérifier la qualité du plan de joint et la fermeture.
- Contrôler l’équilibrage du remplissage et l’évacuation de l’air.
- Tester le mouvement d’éjection (régularité, absence de blocage).
- Presse et équipements
- Configurer la presse selon la fiche de réglage (pression, température, temps).
- Vérifier le bon fonctionnement des sondes et des régulateurs.
- Contrôler la propreté du poste et l’absence de pollution.
- Tester les outils d’intervention et les accessoires (filtres, circulations, obturations).
2. Lancement de la production
- Montage et démarrage
- S’assurer que le montage du moule est sécurisé et conforme.
- Vérifier le temps de cycle initial et l’ajuster si nécessaire.
- Contrôler la fusion de la matière et le dosage (volume injecté).
- Valider la qualité des premières pièces éjectées.
- Paramètres critiques
- Régler le temps de maintien pour optimiser la qualité des pièces.
- Ajuster le temps de refroidissement en fonction du dosage.
- Vérifier que le temps d’intercycle est minimal et stable.
3. Surveillance en continu
- Qualité des pièces
- Surveiller en temps réel la qualité des pièces éjectées (défauts, dimensions, aspect).
- Écarter immédiatement les pièces non conformes et analyser les causes.
- Documenter les écarts pour ajuster les réglages.
- Stabilité du cycle
- Identifier et corriger les variations de temps (fermeture, remplissage, éjection).
- Surveiller les arrêts de presse (causes, durée, fréquence).
- Vérifier régulièrement l’état du moule et des équipements (encrassement, usure).
- Rôle de l’opérateur
- Former l’opérateur à détecter les signes de dérive (bruit, température, pression).
- Lui confier la surveillance des pièces et des temps critiques.
- Encourager la communication immédiate en cas d’anomalie.
4. Optimisation et amélioration continue
- Analyse des données
- Comparer la cadence réelle à la cadence théorique (TRS).
- Identifier les étapes les moins performantes (goulots d’étranglement).
- Utiliser des outils de suivi (tableaux de bord, rapports d’arrêt).
- Actions correctives
- Planifier des maintenances préventives (nettoyage, lubrification, remplacement).
- Optimiser les réglages en fonction des retours terrain.
- Tester des améliorations (ex : modification du temps de maintien, ajustement de la température).
- Formation et implication
- Former régulièrement les équipes sur les bonnes pratiques.
- Impliquer les opérateurs dans l’amélioration des processus.
- Organiser des revues de production pour partager les retours d’expérience.
Objectif :
Maximiser le TRS en réduisant les arrêts, les défauts et les variations de cycle.
Un TRS élevé = une productivité optimale et une qualité constante.

